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Présentation

PRESENTATION DU R.G.C.

Contexte et historique

L’absence ou le manque d’accessibilité de l’information géographique en RDC a conduit chaque organisation internationale ou non gouvernementale à produire ou entretenir ses propres bases de données selon ses besoins. Cela a conduit à une multiplication de données proches dans leur contenu mais pas toujours cohérentes entre elles qu’il convient d’harmoniser dans un esprit de partage et de diffusion de l’information géographique.

Début 2006, UNJLC a entamé une mission visant à rapprocher les différents acteurs impliqués dans la production d’informations géographiques (Institutions, nationales, organismes humanitaires, agences des nations unies, universitaires…), afin de constituer une base de données géographiques commune. La constitution de cette base doit être comprise comme une plate forme de travail évolutive et non pas comme une finalité devant se substituer aux différentes bases existantes.

Le Référentiel Géographique Commun (RGC) ainsi constitué permet à chacun de disposer d’une information compatible et comparable mais ne garantit ni l’exhaustivité, ni la précision, les acteurs concernés n’étant pas, pour la plupart, des producteurs officiels d’information géographique. Le RGC permet cependant d’éviter la dispersion de l’information et la redondance des actions.

En décembre 2006, la gestion du RGC a été reprise par UNOCHA pour une durée de 6 mois. Outre le maintient et la diffusion des bases de données, il assurait la coordination de groupes de travail thématique. UNOCHA a également développé une plate forme de service cartographique reposant sur les données du RGC.

 

Au terme de son mandat, UNOCHA a mis en évidence qu’il n’est pas dans sa vocation de maintenir des bases de données nationales. Bien que sa volonté soit de maintenir une activité de production de cartes « à la demande », UNOCHA désire transmettre la base de données à des structures mieux adaptées et plus proches d’institutions nationales.

A l’époque, étant donné le contexte de la RDC, aucun organisme congolais ne disposait des ressources techniques et humaines suffisantes pour reprendre et gérer la base de données. Cependant, la centralisation des informations était le seul garant de l’unité de la base de données et de la cohésion de ses différentes couches d’informations. Le PNUD avait donc repris la coordination du RGC jusqu’en mars 2010. Il assurait le maintient du RGC qui comprend l’organisation de groupes de travail (1), la mise à jour des documents techniques de référence (2), le maintien des contacts avec les partenaires et la centralisation de la collecte d’information (3), la mise au format des données collectées (4) et leur diffusion (5) via une plate forme conçue spécifiquement à cet effet (www.rgc.cd).

Toutefois, afin de s’inscrire dans le cadre d’un véritable projet de développement, l’action du PNUD devait s’envisager, à moyen terme, dans l’optique de la reprise de ces activités par l’Institut Géographique Congolais (IGC) ou toute autre structure nationale disposant des ressources techniques et humaines lui permettant de gérer durablement les données. C’est ainsi que lors des 40ième et 41ième Groupes de Travail, la Cellule Infrastructures (CI) du Ministère des Infrastructures Travaux Publics et Reconstruction et l’Institut Géographique Congolais (IGC) ont été choisis pour conduire conjointement l’animation du RGC.

De mars 2010 à mars 2011, le RGC a traversé une période de léthargie très sévère liée au départ du PNUD de son animateur principal. La plate-forme était totalement inopérationnelle : les sessions n’ont pas été tenues, les mises à jour des données ne sont pas effectuées et le site internet du RGC est désactivé et le contenu vidé par défaut de paiement, etc.

Après plusieurs prises de contacts initiés par les Experts SIG de la Cellule Infrastructures avec les Institutions membres du RGC, la 43ième Session du RGC, dite «Session de relance du RGC» a été tenue à la CI le 17 mars 2011. A cette occasion, l’animation du RGC a été confiée à la CI et l’IGC jusqu’au 31 mai 2013. Un plan d’action annuel a suivi cette rencontre et six (06) Groupes Thématiques[1] ont été institués et placés sous la responsabilité de diverses institutions nationales et internationales. Depuis le 17 mars 2011, des efforts considérablement des mandataires (CI/IGC) ont permis de recevoir la base de données le 07 juillet 2011 et procéder à la réactivation du site www.rgc.cd.

Dans la prise en main de leur mission, la CI et l’IGC ont tenu la 43ième Session du Groupe de Travail du RGC le 28 juillet 2011 à la Cellule Infrastructures. Cette session a été consacrée à de larges échanges sur l’état d’avancement du RGC «Nouvelle Formule»: révision des Groupes Thématiques, relance et reconstruction du site Internet du RGC, le recrutement d’un Expert de haut niveau exclusivement pour le RGC et les nouvelles orientations.

Généralités sur le référentiel commun

Le référentiel commun a pour but, d'abord et avant tout, d’éviter la dispersion de l’information, la redondance des actions et l’incompatibilité des différentes sources. Ce référentiel permet ainsi aux opérateurs de disposer d’une information relativement fiable et accessible.

Le RGC est donc une plate forme de données géographiques communes à tous. Il constitue en ce sens un référentiel pour les utilisateurs et producteurs d’information géographique en RDC.

La pérennisation du référentiel nécessite :

· De s’assurer d’une réelle coordination avec les institutions nationales ;

· Développer une synergie effective entre la CI et l’IGC, et établir des Plans d’actions centrés, entre autres, sur le redécollage de l’Institut Géographique du Congo afin de lui permettre, dans le moyen / long terme, d’accueillir la base de données et de coordonner les activités du RGC conformément à sa mission. C’est dans cet esprit qu’un protocole de partenariat bilatéral est signé entre la CI et l’IGC ;

· Etablir des Groupes Thématiques fonctionnels autour des Institutions spécialisées sur les thèmes en questions ;

· Imaginer consensuellement le mode transfert, de diffusion et d’utilisation de l’information.

Le but n’est donc pas de se substituer à un organisme de production d’information géographique, ni de prétendre livrer une information absolument exhaustive et précise mais de coordonner au mieux les efforts de chacun.

La provenance des données étant très diverse (relevés GPS, télédétection, numérisation sur fond de plans…), la source est systématiquement renseignée (géométrie et sémantique) en attribut de l’objet. Aucun des organismes mentionnés dans les metadonnées ne saurait cependant être tenu responsable de l’information qu’il transmet, lui-même constituant sa propre information avec les moyens dont il dispose.

Le référentiel devrait ainsi contenir l’ensemble des données utiles à une connaissance synthétique du territoire. On y trouvera sous forme vectorielle, et organisés en autant de thèmes les informations sur les réseaux de communication, les limites administratives, les localités, les milieux physiques, les unités d’Occupation des Sols, etc. Le mode de stockage de ces objets est vectoriel, c’est à dire que leur géométrie est stockée sous forme de points, de lignes ou de polygones. A ces primitives géométriques sont associées des informations sémantiques (descriptives) également définies dans le présent document.

La précision est différente selon les objets et dépend de la source géométrique des données. La notion de précision est d’ailleurs très relative concernant le présent référentiel. Globalement, le référentiel s’appuie sur les données vectorielles transmises par ses membres (CI, IGC, Cluster Logistic, MONUSCO, UNMACC, OSFAC, OCHA, UNOPS, ISCO, etc.). Celles de la MONUSCO restent les plus utilisées car ce sont globalement les plus riches, les plus exhaustives et les plus détaillées. En revanche, on ne dispose pas d’information sur leur qualité géométrique. Le principe a été cependant d’éviter toute forme de déformation des données existantes afin de privilégier une cohérence logique de l’ensemble des données. A terme, si l’on possède vraiment une géométrie sûre et suffisamment riche on peut envisager une telle déformation. L’inconvénient ici est qu’on ne peut garantir une totale cohérence entre un relevé GPS, par exemple et le présent référentiel.

Le modèle de données contient à la fois des données topographiques (décrivant le territoire) connues par leur géométrie (plus ou moins bonne) et par un certain nombre d’informations récupérés auprès des différents organismes mais contient également des informations purement « logique », en particulier pour décrire les réseaux. Il ne s’agit pas de décrire précisément un objet mais de respecter ses connexions. Ainsi un objet tel que [Axe_hydro] ou [Gare] sont positionnés en s’attachant à respecter une logique de réseau. La gare correspondra par exemple à un nœud du tronçon de voie ferrée. Les fiches techniques de chaque objet représenté décrit le plus précisément possible le mode de constitution de l’objet.

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